Trois breaking news (info # 011702/18) Version imprimable
samedi, 17 février 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula 21h30, samedi, 20h30 à Paris

 

Grave incident dans le pourtour de Gaza

 

En début d’après-midi de ce samedi, une patrouille de la brigade Golani occupée à détacher un drapeau accroché sur la barrière de sécurité dans le sud de la Bande de Gaza a été victime de la déflagration d’un engin explosif.

 

Deux soldats ont été grièvement blessés lors de l’explosion et deux légèrement.

 

Tsahal a immédiatement riposté en tirant des obus de char sur un poste d’observation ennemi tout proche. Le renseignement hébreu est convaincu que l’attentat prémédité est le fait du Comité de Résistance Populaire, un intitulé générique qui regroupe des miliciens de diverses factions islamistes palestiniennes.

 

Le lieu de l’embuscade se situe à proximité immédiate du point de passage de Kerem Shalom, sur la triple frontière avec l’Egypte, où deux tunnels d’attaque ont récemment été découverts et détruits par Tsahal.

 

C’est par Kerem Shalom que transite en provenance d’Israël l’essentiel des denrées destinées à l’enclave palestinienne.

 

Alors que le Comité de Résistance Populaire décrivait l’attentat comme un "acte héroïque", le porte-parole de Tsahal, le Brigadier Général Ronen Manelis, a qualifié le guet-apens d’ "incident très sérieux de nature à menacer la stabilité dans la région". Le général a ajouté que l’Armée israélienne considérait que le Hamas était responsable de tout ce qui se déroule à Gaza.

 

Notre correspondant sur le pourtour de Gaza, Ilan Tsadik, nous a informé il y a quelques instants que le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, était en train de bombarder des objectifs appartenant aux milices islamistes dans la Bande de Gaza, en représailles à l’embuscade tendue aux soldats de Golani.

 

 

Afrin, correspondance de Perwer Emmal dans le Rojava

 

Après une trêve de quelques heures vendredi après-midi et vendredi soir, les combats ont repris dans l’enclave d’Afrin mais avec une intensité un peu plus faible qu’auparavant.

 

On ne me signale pour ce samedi [jusqu’à 18h locales] "que" deux interventions de l’Aviation turque : l’une sur la capitale du canton, Afrin, et le village de Juwaiq dans ses environs, l’autre, sur la ville de Jandairis, au Sud-Ouest, accompagnée de pilonnages d’artillerie et d’opérations au sol.

 

A noter que la ville turque de Kilis a également été touchée par trois projectiles tirés à partir du territoire syrien, sans qu’on n’y déplore de victimes.

 

Les zones de combats du Saillant, de Boulboul, d’Azaz, et du nord de Rajo n’ont pas connu d’attaques majeures aujourd’hui comme ce fut le cas ces derniers jours.

 

On observe également une intense activité diplomatique de la Russie, qui tente de persuader Ankara et les Kurdes de cesser l’affrontement en échange du déploiement d’une force d’observation de l’Armée de Bashar al Assad à Afrin.

 

Les discussions achopperaient sur le nombre d’observateurs et sur leur mission, Erdogan exigeant le retrait d’Afrin de tous les Peshmerga. Une condition qui n’est pas envisagée par les Unités pour la Protection du Peuple (YPG).

 

Les informations diffusées par d’autres media selon lesquelles des soldats d’Assad seraient entrés dans l’enclave d’Afrin sont sans fondement.

 

Il semble que l’accord donné par le dictateur turc à l’ouverture de pourparlers même indirects soit la conséquence de l’opiniâtreté de la résistance proposée par les combattants kurdes. Il est sans doute bon de rappeler à cet égard que celui qui se fait lui-même appeler "le Sultan" (ce n’est pas une invention de notre part) avait promis de "libérer Afrin" des "terroristes" en trois heures et qu’il n’a pas été capable d’enfoncer les lignes des YPG en 24 jours d’affrontements acharnés.

 

Depuis le 20 janvier, date du début de l’agression ottomane, malgré une supériorité insolente en matériel et en nombre de combattants, l’Armée du dictateur n’est pas parvenue à occuper plus de 9 pour cent du territoire de l’enclave, comprenant une petite ville et une trentaine de villages, tous frontaliers.

 

Le nombre de soldats turcs et de supplétifs islamistes arabes tués au combat a dépassé 900 vendredi, et l’agresseur a perdu 37 blindés, dont 13 depuis jeudi.

 

 

A propos des incidents de samedi dernier entre Israël et la Syrie

 

La censure militaire a donné son autorisation pour dévoiler que lors des tirs nourris de missiles sol-air en Syrie contre des chasseurs-bombardiers israéliens, plusieurs projectiles ayant manqué leurs cibles ont traversé l’espace aérien israélien.

 

Ils n’ont pas été interceptés, les radars de Tsahal ayant détecté qu’ils s’écraseraient dans la Méditerranée, à bonne distance des côtes de l’Etat hébreu.

 

Ces missiles ont toutefois survolé les régions de Tel-Aviv et d’Haïfa, contraignant les contrôleurs aériens de l’aéroport international Ben Gourion à interrompre les atterrissages pendant presque une demi-heure. Non par souci pour l’activité sur leur plateforme mais pour éviter que les appareils en approche sur la mer ne soient inquiétés par les missiles à la dérive.

 

On apprend également d’une source proche du Khe’l Avir (l’Aviation israélienne), alors que l’enquête sur la perte du F-16 est toujours en cours, que le fait qu’il ait été abattu est dû à un dysfonctionnement, et que les missiles à disposition de l’Armée syrienne n’ont pas la capacité technique d’abattre un avion israélien.

 

Aucun appareil n’est censé être perdu lors d’opérations en Syrie ou dans un autre pays de la région, a précisé la même source.