Tsahal réplique fermement aux ballons incendiaires des terroristes islamiques [Breaking] - Ména - Version imprimable
vendredi, 14 août 2020

 

Tsahal réplique fermement aux ballons incendiaires des terroristes islamiques (011508/20) [Breaking news]

© Metula News Agency

 

Métula, nuit de vendredi à samedi, 01h50 à Métula, 00h50 à Paris

 

Stéphane Juffa , Jules Mazouz et Ilan Tsadik ont contribué à cette dépêche

 

Pendant la semaine qui s’achève, les milices islamiques de Gaza ont lancé plus de 300 ballons incendiaires sur leurs voisins israéliens, détruisant par le feu plus de 300 hectares de terres cultivées ainsi que des grandes surfaces de végétation naturelle. On dénombre par ailleurs des milliers d’animaux sauvages tués dans ces incendies. Ce, sans qu’aucune association écologique européenne ne déplore, à notre connaissance, ces massacres et ces dévastations. Elles ont le sens de la préservation de la Planète sélectif ; lorsque ce sont des musulmans palestiniens qui commettent ces crimes, cela ne semble pas les déranger.

 

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Des oasis entiers partent en fumée,

 

Non seulement ces agressions sont spontanées – elles n’ont pas été provoquées par la moindre initiative militaire israélienne -, mais ce sont de plus des actes de terrorisme caractérisés – elles sont le fait d’individus armés [les ballons incendiaires sont des armes à tout point de vue] s’attaquant systématiquement à des civils.

 

En effet, aucun militaire israélien n’a subi la moindre égratignure résultant de ces attaques, aucune base de Tsahal ni matériel de combat n’ont été endommagés.

 

Le commandement hébreu et ses responsables politiques ont averti les milices terroristes palestiniennes à des dizaines de reprises qu’ils ne leur permettraient pas de se livrer impunément à ces destructions.

 

Ces avertissements n’ayant pas été entendus, après avoir répliqué ces trois derniers jours par des ripostes extrêmement modérées, cette nuit, Tsahal est sorti de ses gonds.

 

Encore l’a-t-il fait en suivant un mode opératoire particulièrement singulier. D’une part, Israël a donné le temps aux miliciens d’abandonner leurs positions avant de les frapper, c’est l’unique raison qui a permis de limiter les atteintes aux personnes à cinq blessés dans les rangs des miliciens et à deux femmes civiles légèrement touchés par des dégâts collatéraux, qui reçoivent actuellement des soins à l’hôpital al-Awda dans le nord de la bande de Gaza.

 

D’autre part, Tsahal frappe ce soir des cibles militaires avec une grande intensité, suivant en cela la doctrine de son chef d’état-major Aviv Kokhavi qui entend que l’adversaire reçoive un déluge de projectiles qui "l’empêche de lever la tête".

 

Une frappe de Tsahal filmée à partir du territoire israélien : https://twitter.com/i/status/1294371738617294848

 

Ainsi cette nuit, et par vagues successives, des chasseurs-bombardiers, des hélicoptères d’assaut, des drones et des blindés participent aux opérations. Celles-ci touchent l’ensemble de la bande côtière, de Rafah sur la frontière égyptienne à l’extrême nord du califat islamique autoproclamé.

 

Le porte-parole de l’Armée a indiqué qu’"une position appartenant au réseau de défense aérienne du Hamas ainsi que des infrastructures souterraines et des postes d'observation appartenant à cette organisation terroriste ont été visés".

 

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Gaza : le feu du ciel répond au feu du ciel

 

Selon la même source officielle, "un complexe militaire [dans le port de Gaza, Ndlr.] utilisé par la force navale du Hamas, des infrastructures souterraines et des postes d'observation appartenant à cette organisation terroriste ont été oblitérés".

 

En dépit des opérations en cours, une unité de lanceurs de ballons incendiaires s’est aventurée dans un champ agricole en périphérie du camp d’el Burej, dans le centre de la bande de Gaza, en vue de lâcher de nouvelles torches volantes. Les agresseurs ont été repérés et des chasseurs-bombardiers ont tiré deux missiles dans leur direction pour les obliger à abandonner leur projet.

 

Un poste d'observation et une fortification dans la région de Zikim, dans le nord de l’enclave, ont par ailleurs été anéantis.

 

Jérusalem a d’autre part fermé tous les points de passage de personnes et de marchandises avec la bande et réduit au strict minimum la zone maritime dans laquelle les pêcheurs gazaouis ont le droit de lancer leurs filets.

 

Hier (jeudi), le chef d'état-major, le Brigadier-Général Aviv Kokhavi, a rencontré des responsables régionaux du pourtour la bande de Gaza. Lors de ces conversations, Kokhavi a déclaré à ses interlocuteurs qu'il comprenait les sentiments des habitants. Il les a assurés que Tsahal réagirait avec tous les moyens à sa disposition au terrorisme des ballons, estimant qu'à la suite des mesures qui seront prises, le phénomène cesserait dans les prochains jours.

 

Les milices islamiques terroristes palestiniennes visent plusieurs objectifs par ces lancers de ballons incendiaires. D’abord justifier leur existence : faute de s’attaquer à Israël, elles n’ont pas de raison d’être et ne peuvent justifier la misère dans laquelle elles tiennent la population dont elles ont pris le contrôle et l’oppression qu’elles lui font subir.

 

Ensuite, dans la journée de vendredi, elles entendaient protester à leur manière contre l’annonce de l’accord de paix entre Israël et les Emirats Arabes Unis.

 

Finalement, elles espèrent obtenir des avantages de la part de l’Etat hébreu dans les conditions d’approvisionnement de Gaza. A cet égard, le Hamas désirerait pousser Jérusalem à le laisser obtenir un don du Qatar que cet émirat est disposé à verser aux habitants de l’enclave côtière.

 

Mais Aviv Kokhavi et le ministre de la Défense Benny Gantz conçoivent les choses différemment : ils comptent autoriser le versement de la somme en cash uniquement lorsque l’ordre sera rétabli et que les organisation terroristes respecteront les engagements qu’elles avaient prises lors des négociations qui ont mis fin au cycle d’agressions précédent.

 

Un dernier "avantage" est envisagé par le Hamas et les autres milices djihadistes de la bande côtière dans l’emploi des ballons incendiaires : pour Tsahal il est plus difficile de justifier des frappes létales contre des lanceurs de ballons que contre des lanceurs de roquettes. Ce qui justifie effectivement les soins pris par Tsahal afin d’éviter les morts dans le camp adverse, en se contentant d’annihiler ses installations militaires.

 

On constate à ce sujet que les terroristes n’ont pas tiré de roquettes depuis plusieurs jours. Il est clair qu’ils craignent l’actuel chef d’état-major, sa détermination et son mode opératoire. Iceux pourraient s’avérer dévastateurs en cas d’augmentation du niveau de la violence.

 

 

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