Un drone américain élimine deux chefs djihadistes en Syrie (011406/20) Version imprimable
dimanche, 14 juin 2020

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche 21h50 à Métula, 20h50 à Paris.

 

Un drone américain a ciblé un véhicule à proximité d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, une région occupée par l’Armée turque et ses supplétifs islamiques.

 

Les deux occupants, Kassam el Ardani, le chef suprême des Tanzim Hurras ad-Din [ara. : Les Gardiens de la Religion], ainsi que le conducteur, Bilal al Tzanani, lui aussi un chef de l’organisation, ont été tués sur le coup.

 

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Le véhicule des djihadistes après l’attaque américaine

 

L’une des particularités de cette élimination ciblée tient dans l’utilisation d’un missile Hellfire (le feu de l’Enfer) R9X. Ce qui particularise cette arme tient en cela qu’elle est dénuée d’ogive explosive. Celle-ci est remplacée par une multitude de lames tranchantes qui se déploient lors du vol et agissent tel un hachoir sur leur objectif.

 

L’avantage principal du Hellfire consiste à réduire au minimum le risque de dégâts collatéraux.

 

Nous avons reçu des images des corps déchiquetés des deux djihadistes, dont l’organisation se targuait du surnom de "tueurs de la religion", mais, par respect pour nos codes éditoriaux, nous ne les montrerons pas.

 

L’état du véhicule donne une impression suffisamment probante de l’efficacité de l’attaque.

 

Les deux victimes dirigeaient un groupe armé d’environ deux mille combattants issus de la défunte al Qaëda, qui guerroient dans le nord syrien sous les ordres de l’Armée turque face à celle de Bashar al Assad, soutenue par les Russes et le Hezbollah.

 

Par cet acte, les Etats-Unis ont tenu à réaffirmer leur présence dans la région ainsi que leur détermination à s’opposer à tous les ennemis de leurs intérêts. C’est également un message musclé adressé à Recep Erdogan, lui rappelant que Washington ne craint pas de s’en prendre à ses alliés lorsque cela s’avère nécessaire.