Une jeep du Hezbollah saute sur une mine face à Métula (info # 012809/16) Version imprimable
mercredi, 28 septembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 20h50, 19h50 à Paris

 

Cette après-midi, aux alentours de 17h, heure locale, une jeep du Hezbollah a sauté sur une mine à quelques mètres de la frontière israélienne.

 

L’incident s’est produit en territoire libanais dans la proximité immédiate du village de Métula, dans la portion sud-est de celui-ci.

 

Des militaires israéliens ainsi que des habitants ont clairement discerné l’explosion de la mine, suivie par l’arrivée d’une ambulance libanaise.

 

Tsahal n’est pour rien dans la déflagration, s’agissant d’une mine statique posée là depuis de nombreuses années.

 

A l’heure de diffuser cette breaking, des patrouilles de l’Armée israélienne sont déployées aux points névralgiques du village faisant face au Liban. Aucune tension extraordinaire n’est perceptible et l’on ne s’attend pas à une dégradation de la situation.

 

A la Ména nous observons qu’aux termes de la Résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU, votée en 2006 pour mettre un terme à la Seconde Guerre du Liban, l’Armée libanaise ainsi que la FINUL, la Force Intérimaire des Nations Unies, se sont engagées à empêcher toute présence de la milice chiite dans cette région du Liban jouxtant le territoire israélien. Or l’incident a eu lieu sur une route d’accès à un camp de l’ONU, à moins de 400 mètres de ce dernier, dans une région qu’Israël avait évacuée afin de permettre à l’Armée régulière libanaise de s’y déployer.

 

Nous observons également que le gouvernement français de l’époque avait été l’un des plus actifs à promouvoir la Résolution 1701, et qu’il s’était engagé auprès de Jérusalem à la faire respecter, afin d’obtenir le retrait de Tsahal des positions qu’elle occupait au Liban-Sud.